Michael van Gerwen a évité une vraie alerte au premier tour du World Matchplay 2026. Mené 1-4 par Andrew Gilding dimanche après-midi à Blackpool, le triple champion de l’épreuve a fini par s’imposer 10-6, avec une séquence qui a réveillé le Winter Gardens : huit fléchettes parfaites avant de manquer le nine-darter pour quelques millimètres.
Ce n’est pas seulement une victoire d’entrée. C’est le genre de match qui rappelle où en est Van Gerwen aujourd’hui : encore capable d’accélérer très fort, mais obligé de se sortir de passages plus irréguliers. Dans un tableau déjà lancé par la démonstration de Luke Littler à 109 de moyenne, ce succès remet MVG dans le fil du tournoi sans effacer totalement les questions.
La source officielle PDC présentait cette deuxième journée comme l’entrée en scène de plusieurs anciens vainqueurs à Blackpool, dont Van Gerwen, James Wade et Gary Anderson. Le direct de DartsNews a confirmé le score final de 10-6 face à Gilding, tandis que Sky Sports a isolé la séquence du nine-darter manqué.
Un départ raté, puis le vrai coup de chaud de Van Gerwen
Le début de match a d’abord donné raison à ceux qui voyaient Andrew Gilding comme un piège sérieux. Gilding a profité des ratés de Van Gerwen sur les doubles, a claqué un 102 checkout pour breaker, puis un 80 checkout pour mener 4-1. À ce moment-là, le match avait tout du faux départ dangereux pour MVG : rythme haché, doubles laissés, adversaire en confiance.
Dit autrement : Van Gerwen ne contrôlait pas encore la scène. Mais son retour a été brutal. À 1-4, le Néerlandais a lancé une leg presque parfaite, huit fléchettes dans la bonne histoire, avant que la neuvième ne passe à côté. Il a quand même fini la manche, puis enchaîné pour revenir à 4-4. Là, on a vu le match changer de visage.
Gilding a encore repris l’avantage à 5-4, mais l’impression avait déjà basculé. Van Gerwen a égalisé avant la deuxième pause, puis a pris les commandes pour la première fois à 6-5. Après un dernier retour de Gilding à 6-6, MVG a verrouillé la fin : quatre manches de suite, un dernier 32 checkout, et une qualification qui semblait beaucoup moins évidente une demi-heure plus tôt.
Pourquoi cette victoire compte plus que le score brut
Sur le papier, un 10-6 au premier tour pourrait passer pour une entrée maîtrisée. Le déroulé raconte autre chose. Van Gerwen a dû absorber un retard de trois manches, retrouver de la précision sur les doubles et supporter un adversaire qui n’a jamais donné le match gratuitement.
Pour nous, c’est surtout un signal de tenue mentale. Depuis plusieurs mois, chaque sortie de Van Gerwen est lue avec un mélange d’attente et de prudence. Il reste un nom immense, un ancien patron de Blackpool, mais il n’a plus ce coussin d’autorité automatique qui faisait parfois plier les matches avant même la dernière pause. Cette fois, il fallait répondre présent en plein désordre. Il l’a fait.
Le quasi nine-darter ajoute évidemment du bruit autour de la rencontre. Pas parce qu’une leg manquée suffit à résumer un match, mais parce qu’elle dit quelque chose du plafond encore disponible. Quand Van Gerwen trouve cette zone, même sur une courte séquence, la salle réagit immédiatement et l’adversaire sait que le tempo peut devenir très violent.
La deuxième journée du World Matchplay prend de l’épaisseur
Cette session dominicale avait déjà de quoi attirer l’œil. Selon la présentation de la PDC, Michael van Gerwen, James Wade et Gary Anderson faisaient partie des anciens champions attendus sur la scène du Winter Gardens. Le direct de DartsNews a aussi signalé une autre grosse performance de la journée : Gary Anderson a battu Ryan Joyce 10-2, avec une moyenne annoncée à 109 et deux finishes à plus de 100.
Le World Matchplay n’a donc pas seulement vu Littler frapper fort samedi soir. Les anciens répondent aussi, chacun à sa manière. Anderson a déroulé. Van Gerwen a dû réparer. Ce n’est pas le même message, mais dans les deux cas, cela densifie un peu plus le haut du tableau.
La suite dira si ce match était un simple avertissement ou le premier vrai point d’appui de la semaine pour MVG. Ce qui est sûr, c’est qu’une élimination précoce aurait déjà changé la lecture de son tournoi. À la place, Van Gerwen reste vivant, et Blackpool a récupéré une première séquence à raconter.