Wessel Nijman arrive au World Matchplay 2026 avec une statistique qui change le regard sur son tournoi : il fait désormais partie du tout petit groupe de joueurs capables de gagner huit titres ProTour PDC sur une même année. La liste est courte, très courte : Phil Taylor, Michael van Gerwen, Peter Wright et maintenant Nijman. Pour un joueur de 26 ans qui cherche encore son grand résultat sur une scène majeure, le signal est fort.
La PDC a remis ce chiffre en avant ce dimanche, quelques heures avant son entrée en lice à Blackpool face à Dave Chisnall. Dans son article officiel, Nijman assume une confiance très haute, tout en gardant une lecture lucide : ses titres sont venus sur le ProTour et l’European Tour, pas encore dans le dur absolu d’un major long format.
Dit autrement : le niveau est là, les titres sont là, mais Blackpool demande autre chose. Et c’est justement pour ça que son premier tour contre Chisnall compte un peu plus qu’une simple affiche du dimanche.
Le chiffre qui installe Nijman dans une autre discussion
Le détail le plus parlant, c’est cette barre des huit titres ProTour sur l’année 2026. Nijman a empilé six Players Championship, puis ajouté l’European Darts Trophy et le titre au Slovak Darts Open. Ce n’est plus seulement une bonne série. C’est une saison qui commence à peser dans les comparaisons.
Le Néerlandais mène aussi les classements Players Championship et European Tour, ce qui donne une idée assez nette de sa régularité hors télévision majeure. La nuance, elle est importante : le World Matchplay ne récompense pas seulement celui qui joue bien depuis février. Il récompense celui qui sait porter ce niveau dans une salle lourde, avec des sessions étirées et des matches qui montent vite en tension.
| Compétition | Betfred World Matchplay 2026 |
| Lieu | Winter Gardens, Blackpool |
| Premier match | Wessel Nijman vs Dave Chisnall |
| Enjeu | Transformer une saison ProTour énorme en résultat majeur |
Chisnall, le piège idéal pour mesurer le niveau
Dave Chisnall n’arrive pas avec le même élan, mais ce n’est jamais un premier tour neutre. L’Anglais a accroché la dernière place qualificative pour Blackpool, et son expérience au World Matchplay peut vite rendre le match inconfortable si Nijman démarre trop prudemment. Sur ce genre de soirée, la marge entre contrôle et doute peut disparaître en quelques legs.
Nijman le sait aussi : son statut a changé. Il n’est plus seulement le joueur dangereux que personne ne veut croiser. Il est maintenant attendu. Quand un joueur gagne autant sur les circuits réguliers, chaque sortie en major devient un examen public. Là, on entre dans le dur.
Une soirée néerlandaise à surveiller
Le contexte néerlandais ajoute une couche intéressante. La PDC a aussi publié ce dimanche un point sur Gian van Veen, attendu contre Krzysztof Ratajski. Si les deux Néerlandais passent, ils pourraient se retrouver dans une partie de tableau qui donnerait tout de suite une autre couleur à cette édition 2026.
Pour Nijman, ce n’est pas encore le moment de regarder trop loin. Mais sa trajectoire et celle de Van Veen racontent quelque chose : les Pays-Bas ne reposent plus uniquement sur l’ombre historique de Michael van Gerwen. Une nouvelle génération pousse, gagne, apprend, et Blackpool peut servir de révélateur.
Pourquoi cette entrée en lice compte aujourd’hui
Le match contre Chisnall ne décidera pas à lui seul de la saison de Nijman. En revanche, il peut dire si sa domination du ProTour tient aussi quand l’exposition change. C’est le vrai sujet du jour : Nijman n’a plus seulement besoin de prouver qu’il peut gagner beaucoup. Il doit maintenant montrer qu’il peut le faire au bon endroit.
La suite dira jusqu’où ça peut aller, mais le marqueur est déjà très clair. Si Nijman passe proprement ce premier tour, son World Matchplay changera immédiatement de catégorie : on ne parlera plus seulement d’un outsider en forme, mais d’un candidat sérieux à Blackpool.