Scott Williams a signé l’image chaude du Players Championship 26, mercredi à Hildesheim, avec un 9 darter réussi dès le premier tour face à Callan Rydz. La performance vaut surtout pour sa finition : après deux 180, l’Anglais a fermé 141 par triple 16, triple 19, double 18, une route beaucoup moins classique que le chemin treble 20, treble 19, double 12.
Ce n’est pas une finale, ni même le résultat qui décidera toute la journée de ProTour. Mais pour une session de Players Championship, ce genre de séquence change tout de suite la température. Le compte officiel de la PDC a publié le clip dans la foulée, en insistant sur la route “Shaggy” et sur la réaction presque froide de Williams après la dernière fléchette. Dit autrement : le geste était assez propre pour se suffire à lui-même.
SHAGGY PINS THE NINE 🤩
Scott Williams takes out a nine-darter with his trademark route in his round one match against Callan Rydz in Hildesheim 🔥
Just a shrug from Shaggy 🤣🤷♂️
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Un 141 qui ne ressemble pas aux autres
La base du 9 darter reste connue : sept fléchettes parfaites pour installer la possibilité, puis deux dernières fléchettes sous pression. Ici, le détail intéressant arrive au moment du checkout. Sur 141, beaucoup de joueurs cherchent une route plus standard. Williams, lui, a pris triple 16, puis triple 19, avant de fermer sur double 18. Ce n’est pas seulement une coquetterie. C’est une route qu’il assume, qu’il voit vite, et qui colle à son surnom comme à son rythme.
DartsNews rappelle que Williams et Rydz étaient à 3-3 après six manches quand la séquence est arrivée. C’est aussi ce qui rend le moment plus vivant : on n’est pas dans une manche isolée sans tension, mais dans un match encore accroché. Williams a trouvé deux 180, puis il a choisi sa sortie sans s’éparpiller.
Pourquoi ce moment compte sur le ProTour
Le ProTour produit beaucoup de scores, de moyennes et de tableaux qui passent très vite. Un 9 darter, lui, laisse une trace plus nette. Il ne dit pas toujours qui gagnera le tournoi, mais il raconte quelque chose sur le niveau disponible à un instant précis. Sur ce genre de journée, avec les matchs qui s’enchaînent et peu de temps pour respirer, réussir une manche parfaite demande une exécution totale.
Le timing rend aussi le sujet plus intéressant pour nous. La veille, Henry Coates avait créé la surprise au Players Championship 25, en gagnant un titre PDC sans Tour Card. Le double rendez-vous de Hildesheim avait déjà son histoire. Avec Williams, le Players Championship 26 ajoute une image très différente : moins une percée au classement qu’un moment de pur niveau, immédiatement partageable.
| Joueur | Scott Williams |
| Adversaire | Callan Rydz |
| Tournoi | Players Championship 26 |
| Lieu | Hildesheim, Allemagne |
| Checkout du 9 darter | 141 : T16, T19, D18 |
Un highlight, pas une conclusion définitive
Il faut garder la bonne mesure. Un 9 darter ne transforme pas à lui seul la lecture d’une saison. Il ne remplace pas un titre, une finale ou une grosse série de résultats. Mais dans une journée de Players Championship, il peut devenir le moment que tout le monde revoit, surtout quand il arrive avec une route aussi personnelle.
Pour Williams, c’est exactement le type de séquence qui rappelle pourquoi il reste un joueur à part dans le circuit PDC. Il peut traverser des périodes irrégulières, mais quand le bras part et que la confiance suit, il garde cette capacité à produire une image forte. Mercredi, au PC26, l’image était claire : deux 180, un 141 inattendu, et ce petit haussement d’épaules qui dit presque tout.