Le deuxième tour du World Matchplay 2026 démarre mardi soir à Blackpool, et la soirée a tout de suite deux affiches qui peuvent changer la lecture du tournoi : Luke Littler contre Nathan Aspinall, puis Jonny Clayton contre Gary Anderson. Après trois jours de premier tour, on entre dans une partie plus dure du tableau : le format s’allonge, les favoris commencent à se croiser, et la marge d’erreur devient beaucoup plus fine.
Le timing compte aussi. Littler arrive lancé après sa mise en route à 109,53 de moyenne contre Niko Springer. Anderson, lui, vient de rappeler qu’il pouvait encore sortir une session de très haut niveau sur grande scène. La PDC a replacé mardi matin le choc Clayton-Anderson comme l’une des affiches fortes de ce deuxième tour, avec une place en quart de finale au bout.
Le programme du deuxième tour du World Matchplay 2026
Selon le programme mis à jour par Sky Sports, la session de mardi débute à 19h au Royaume-Uni. L’ordre exact des matchs peut encore bouger côté diffuseur, mais les quatre affiches sont connues. Dit autrement : on a une soirée de pur tri, avec quatre tickets pour les quarts à aller chercher.
| Session | Affiches |
|---|---|
| Mardi 21 juillet, 19h UK | Luke Littler vs Nathan Aspinall ; Josh Rock vs Stephen Bunting ; Michael van Gerwen vs Dirk van Duijvenbode ; Jonny Clayton vs Gary Anderson |
| Mercredi 22 juillet, 19h UK | Cameron Menzies vs Ross Smith ; Gerwyn Price vs Rob Cross ; Gian van Veen vs Wessel Nijman ; James Wade vs Ryan Searle |
La suite est déjà cadrée : quarts de finale jeudi et vendredi, demi-finales samedi, puis finale dimanche soir. La journée de dimanche intégrera aussi le Women’s World Matchplay en session d’après-midi.
Littler contre Aspinall, le test immédiat du tenant du titre
Pour Littler, le premier tour a confirmé deux choses : son niveau de scoring est déjà là, et son statut de tenant du titre n’a pas ralenti son entrée dans le tournoi. Mais Aspinall n’est pas un deuxième tour neutre. Il connaît Blackpool, il a déjà gagné ce tournoi, et il a passé Joe Cullen 10-5 pour se mettre dans le bon rythme.
C’est là que la soirée devient intéressante. Littler n’a pas seulement besoin d’être spectaculaire, il doit tenir une pression de champion défendant son titre contre un joueur qui adore les matchs tendus. Si Aspinall parvient à casser le tempo tôt, le match peut vite devenir beaucoup plus nerveux que le premier tour de Littler.
Anderson-Clayton, un duel de vieux briscards avec un vrai enjeu
Le duel entre Anderson et Clayton a une autre texture. Anderson sort d’un 10-2 contre Ryan Joyce avec 109,96 de moyenne, l’une des très grosses performances de l’histoire récente du tournoi. Clayton, lui, a battu Damon Heta 10-7 en validant plusieurs finishes à plus de 100. La PDC insiste sur un point simple : Clayton va affronter l’un de ses modèles, mais il veut surtout garder le plaisir comme moteur.
Ce n’est pas une petite nuance. Face à Anderson, Clayton ne peut pas seulement attendre que le niveau retombe. Il devra imposer son propre tempo, punir les visites moyennes et rester froid sur ses doubles. Pour Anderson, c’est le premier vrai contrôle qualité après la démonstration du premier tour. Le score contre Joyce dit une chose, mais la réponse contre Clayton en dira beaucoup plus.
Pourquoi ce deuxième tour pèse déjà lourd
Le tableau a perdu Luke Humphries lundi soir, sorti par Cameron Menzies sur un finish à 170. Cela ne libère pas complètement le tournoi, mais cela change forcément l’équilibre psychologique. Les favoris encore en course savent que Blackpool a déjà pris un gros nom. Sur ce genre de semaine, ça ne pardonne pas : une seule session mal maîtrisée et le tableau s’ouvre pour quelqu’un d’autre.
La priorité éditoriale est donc claire : surveiller les deux affiches de mardi sans les isoler du reste du bracket. Littler doit confirmer qu’il est bien le patron du tournoi. Anderson doit prouver que son 109,96 n’était pas seulement une soirée parfaite. Et derrière eux, Rock, Bunting, Van Gerwen et Van Duijvenbode peuvent aussi faire bouger la lecture du World Matchplay avant les quarts.

