Le fait du jour, il est là : le World Matchplay 2026 entre dans ses demi-finales ce samedi soir à Blackpool, avec Luke Littler encore lancé vers le doublé et trois poursuivants qui n’ont jamais gagné le Phil Taylor Trophy. Dit autrement : il ne reste plus que deux matchs avant la finale, et le tableau a enfin pris une vraie forme de duel générationnel.
La soirée oppose d’abord Gerwyn Price à Gian van Veen, puis Luke Littler à Dirk van Duijvenbode. La PDC a surtout mis l’accent sur le défi de Van Duijvenbode face au numéro un mondial, tandis que Sky Sports insiste sur la menace Littler et la montée en puissance de Price. Pour nous, l’intérêt est clair : la soirée peut soit confirmer la mainmise de Littler, soit rouvrir complètement la lecture de Blackpool.
Le programme des demi-finales du World Matchplay 2026
Les demi-finales se jouent ce samedi 25 juillet au Winter Gardens de Blackpool. La PDC annonce une session du soir avec prise d’antenne britannique à 19h30 BST et début du jeu autour de 20h05 BST, soit 21h05 en France. À ce stade du tournoi, il n’y a plus de marge : le moindre passage vide coûte très cher.
| Demi-finale | Affiche |
| Match 1 | Gerwyn Price vs Gian van Veen |
| Match 2 | Luke Littler vs Dirk van Duijvenbode |
| Lieu | Winter Gardens, Blackpool |
| Enjeu | Une place en finale du World Matchplay dimanche |
Littler contre Van Duijvenbode : le test du patron
Sur le papier, Luke Littler arrive avec le costume le plus lourd et la forme la plus nette. Il a déjà écarté Niko Springer, Nathan Aspinall et Josh Rock, avec une moyenne cumulée annoncée par la PDC à 110,91 sur ses trois premiers matchs. À ce rythme-là, il ne gagne pas seulement ses rencontres : il impose aux autres une obligation presque absurde de suivre au scoring.
Van Duijvenbode, lui, n’a pas eu un parcours cadeau. Le Néerlandais a sorti Chris Dobey, Michael van Gerwen puis Gary Anderson, trois têtes de série, avant d’obtenir sa première demi-finale au World Matchplay. Sa victoire contre Anderson, conclue 16-13 après avoir mené 15-7, dit bien le personnage du moment : il peut se mettre en danger, mais il a aussi trouvé assez de nerf pour fermer les gros matchs.
Le détail qui compte, c’est son discours. Van Duijvenbode a expliqué à la PDC avoir cherché à jouer de manière plus agressive, jusque dans la musique qu’il écoute avant d’entrer sur scène. Ce n’est pas seulement une anecdote. Contre Littler, il devra tenir son lancer, ralentir les séries adverses et accepter que la salle penche souvent vers le champion sortant. Sur ce genre de soirée, ça ne pardonne pas.
Price et Van Veen, deux dynamiques très différentes
L’autre demi-finale a moins de bruit médiatique, mais elle est peut-être la plus intéressante à lire. Gerwyn Price a battu Ross Smith 16-12 avec une moyenne de 102,78 et dix 180. Surtout, il a résisté quand Smith est revenu à 12-12, avant de reprendre quatre manches d’affilée. Là, on ne parle pas seulement d’une victoire : on parle d’un Price qui recommence à fermer les matchs lourds.
En face, Gian van Veen arrive avec un profil différent. Il n’a pas brillé au scoring contre James Wade, mais il a trouvé les finitions qu’il fallait, notamment un 160 puis un 118 dans les moments chauds. Notre papier sur la victoire de Van Veen contre Wade montrait déjà cette idée : le score dit une chose, le match en racontait un peu plus sur sa capacité à survivre.
Price part avec l’expérience, Van Veen avec l’élan d’une première demi-finale à Blackpool. Si le Gallois retrouve vraiment son intensité, il peut imposer le ton. Si Van Veen reste propre sur ses doubles, il peut prolonger une semaine qui ressemble déjà à un cap dans sa carrière.
Pourquoi cette soirée compte autant
Le World Matchplay arrive souvent comme un test de hiérarchie. Cette année, le contraste est très net. Littler défend son titre et joue déjà avec des références qui rappellent les grands dominateurs. Price cherche son premier titre télévisé ranking depuis plusieurs années. Van Veen veut transformer son statut de numéro un néerlandais en vraie menace majeure. Van Duijvenbode, lui, essaie de pousser sa semaine folle jusqu’au bout.
Sky Sports relève que Littler parle déjà de domination à la Phil Taylor s’il maintient ce niveau. C’est une phrase lourde, mais elle a un contexte : ses moyennes et sa puissance au scoring obligent le reste du tableau à jouer au-dessus de sa zone habituelle. Ce samedi, on saura si quelqu’un peut vraiment le faire vaciller avant la finale.
Priorité éditoriale pour la soirée : surveiller surtout le début du match Littler-Van Duijvenbode. Si Littler prend vite deux ou trois breaks, le scénario peut devenir brutal. Si le Néerlandais reste collé au score après les premières sessions, Blackpool peut enfin tenir son vrai bras de fer.