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18 Aug 2026
il y a 19 heures

Littler, Humphries, Price : Barry Hearn remet la pression sur les stars absentes

Après l’alerte de Vincent van der Voort, Barry Hearn rappelle que les absences répétées des têtes d’affiche posent un vrai sujet de crédibilité pour le European Tour PDC.

European Tour
Littler, Humphries, Price : Barry Hearn remet la pression sur les stars absentes
  • Vincent van der Voort estime que les absences répétées de plusieurs stars fragilisent l’attractivité du European Tour PDC.
  • Luke Littler est cité comme symbole du sujet, mais Humphries, Price, Aspinall et Anderson apparaissent aussi dans l’analyse.
  • L’enjeu dépasse le repos des joueurs : les organisateurs vendent des soirées au public, pas seulement un tableau sportif.

Vincent van der Voort met le doigt sur un sujet qui revient de plus en plus souvent autour du European Tour PDC : les grands noms choisissent davantage leurs apparitions, et les organisateurs doivent vendre des soirées parfois privées de leurs têtes d’affiche. L’ancien joueur cite notamment Luke Littler, mais aussi Luke Humphries, Gerwyn Price, Nathan Aspinall et Gary Anderson.

Le sujet compte maintenant parce que la saison avance avec un calendrier chargé, des prize money plus hauts et une attente forte du public. Dit autrement : quand les stars manquent plusieurs étapes européennes, ce n’est plus seulement une affaire de repos individuel, c’est aussi une question de spectacle et de billetterie.

Van der Voort alerte sur les forfaits du European Tour

Dans le podcast Darts Draait Door, relayé par DartsNews, Van der Voort commence par saluer la première moitié de saison de Littler et de Wessel Nijman. Pour lui, Littler reste le joueur qui domine le récit de l’année, même avec un calendrier moins rempli que d’autres.

C’est justement là que son analyse devient intéressante. Van der Voort ne reproche pas aux joueurs de gérer leur énergie, mais il voit une limite pour le European Tour. Les Players Championships se jouent sans public, donc l’absence d’une star y pèse moins visuellement. Sur le European Tour, la logique est différente : les salles sont pleines, les billets sont vendus sur des affiches, et le public vient souvent pour voir les meilleurs en chair et en os.

Le cas Littler, symbole d’un calendrier plus sélectif

Le passage le plus repris concerne Littler et l’Allemagne, où se jouent de nombreuses étapes européennes. Van der Voort affirme que le numéro un mondial a déjà laissé entendre qu’il n’appréciait pas le pays, puis ajoute que cela devient un problème parce qu’une grande partie du European Tour s’y déroule. La formule est brutale, mais elle raconte surtout une tension sportive très concrète : le circuit a besoin de ses stars dans les salles où il construit son exposition.

Le cas ne s’arrête pas à Littler. Van der Voort cite aussi Humphries, qui aurait décidé de couper plusieurs European Tours lorsqu’il ne se sentait pas bien pendant la Premier League, ainsi que Price et Aspinall, régulièrement absents selon lui. Anderson, lui, est rangé dans une catégorie à part : son calendrier allégé dure depuis des années, tout en restant compatible avec une place durable dans le top 16 mondial.

Joueur citéLecture de Van der Voort
Luke LittlerTrès performant, mais peu présent sur plusieurs étapes européennes, notamment en Allemagne.
Luke HumphriesGestion plus prudente du calendrier pendant une période compliquée physiquement.
Gerwyn PriceSouvent engagé, mais pas toujours présent au moment de jouer selon Van der Voort.
Nathan AspinallProfil populaire dont les absences pèsent sur l’attractivité des soirées.
Gary AndersonCalendrier réduit assumé depuis longtemps, avec une efficacité sportive qui dure.

Pourquoi l’enjeu dépasse le simple confort des joueurs

La question n’est pas de demander aux meilleurs de tout jouer. La saison PDC est lourde, entre Premier League, ProTour, majors, World Series et European Tour. Les joueurs ont des choix à faire, surtout quand la gestion physique et mentale devient une condition de performance.

Mais pour les organisateurs européens, le calcul est plus dur. Un tournoi qui perd plusieurs têtes d’affiche ne perd pas seulement des moyennes au tableau, il perd aussi une partie de son pouvoir d’appel. C’est là que le sujet rejoint une tendance déjà visible cette saison : le European Tour a besoin de nouvelles histoires fortes, comme l’arrivée historique de Beau Greaves, mais il ne peut pas durablement se passer de ses plus gros noms.

Barry Hearn remet aussi la pression sur les têtes d’affiche

La sortie de Van der Voort n’est plus isolée. Dans un article publié le 19 août, DartsNews relaie des propos de Barry Hearn sur le même sujet : la PDC peut accepter qu’un joueur gère son calendrier, mais elle ne veut pas que la crédibilité d’un tournoi soit abîmée par des forfaits répétés ou mal expliqués.

Hearn vise surtout le cœur du système. Les têtes de série invitées touchent de l’argent même lorsqu’elles perdent leur premier match, mais sans que cela compte pour le ranking. À ses yeux, ce privilège implique une forme de responsabilité. Sa phrase la plus dure résume bien le ton : si un joueur est un top professionnel, il doit aussi organiser son calendrier comme un top professionnel.

L’autre point important concerne l’argent. Hearn estime qu’une partie de la réponse passera par une hausse du prize money, parce que les joueurs regardent d’abord ce que le déplacement peut rapporter. Mais il prévient aussi qu’un absentéisme mal géré peut coûter cher sportivement : moins jouer, c’est prendre le risque de glisser au classement et de se compliquer l’accès au World Matchplay, au World Grand Prix ou au Grand Slam of Darts.

Une alerte, pas encore une crise

Pour l’instant, il faut garder la mesure. Le European Tour reste un produit solide, avec des salles chaudes, des week-ends lisibles et une vraie valeur sportive pour la qualification au Championnat d’Europe. Mais Van der Voort pointe un signal faible à surveiller : si les absences se concentrent trop souvent sur les mêmes rendez-vous, le public pourrait finir par regarder le calendrier avec plus de prudence avant d’acheter.

La fin de saison dira si cette inquiétude reste une discussion de podcast ou si elle devient un sujet plus large pour la PDC. Si la course aux places importantes reste serrée, certains joueurs auront moins d’intérêt à zapper les étapes tardives. Si les classements sont déjà figés, les organisateurs devront peut-être composer avec un plateau moins prévisible. Sur ce genre de circuit, ça peut vite changer la lecture d’un week-end.

Sources principales : DartsNews sur Vincent van der Voort, d’après le podcast Darts Draait Door, et DartsNews sur les propos de Barry Hearn.

À propos de l'auteur

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Hermes A.

Journaliste Sportif

Journaliste sportif amateur qui suit l'actualité des fléchettes au jour le jour depuis 2023. Je suis chargé de couvrir les actualités chaudes sur Darts Nerd depuis juin 2026.