Ross Smith a remporté le Hungarian Darts Trophy 2026 en dominant Gary Anderson 8-2 dimanche soir à Budapest. Le titre compte double : l'Anglais signe un deuxième sacre sur l'European Tour cette saison et transforme une finale attendue comme le grand retour d'Anderson en démonstration froide.
La victoire a été confirmée par le compte rendu officiel de la PDC, puis enrichie par le récit de Sky Sports. Le fait du jour, il est là : Smith n'a pas simplement gagné une finale, il a coupé l'élan du joueur le plus chaud du week-end au moment exact où le public pensait voir une dernière remontée écossaise.
Ross Smith a fermé la porte très tôt
La finale a basculé dès les premières manches. Smith a tenu son lancer avec un checkout à 103, puis a répondu avec un 124 au bull pour mener 2-1. Anderson avait déjà besoin d'un gros passage pour rester collé, mais les doubles ont vite fait la différence. Smith a pris le break, s'est détaché à 4-1, puis a continué à punir chaque ouverture.
Sur ce genre de soirée, ça ne pardonne pas. Le score final, 8-2, raconte une finale presque à sens unique, mais les chiffres donnent encore plus de poids à la performance : 101 de moyenne, 73 % de réussite aux doubles et un dernier leg conclu sur un break en 11 fléchettes. Smith repart aussi avec les 35 000 £ promises au vainqueur et grimpe au 15e rang mondial selon la PDC.
| Finale | Ross Smith bat Gary Anderson 8-2 |
|---|---|
| Tournoi | Hungarian Darts Trophy 2026, MVM Dome de Budapest |
| Moyenne de Smith | 101 |
| Doubles | 73 % de réussite |
| Prime vainqueur | 35 000 £ |
Un deuxième titre européen qui change la lecture de sa saison
Smith avait déjà gagné l'International Darts Open à Riesa en mai. Budapest confirme donc que ce n'était pas un pic isolé. L'ancien champion d'Europe 2022 traverse une saison où il a parfois manqué de continuité, notamment après deux défaites sur les World Series, mais ses meilleures semaines restent très hautes. Quand son scoring tient et que les doubles suivent, il peut étouffer un adversaire sans lui laisser le temps de respirer.
Son parcours en Hongrie va dans ce sens. Il a d'abord battu William O'Connor 6-2 avec une moyenne au-dessus des 100, avant de sortir Jonny Clayton 6-4, Dave Chisnall 6-2 puis Danny Noppert 7-3 en demi-finale. Là, on n'est plus sur une simple belle finale : Smith a traversé la journée avec une vraie maîtrise, en gardant assez de lucidité pour produire son meilleur darts au moment du trophée.
Gary Anderson avait pourtant porté le week-end
La défaite est lourde pour Anderson, mais elle ne doit pas effacer son tournoi. L'Écossais avait lancé son week-end par un 105,27 de moyenne contre Krzysztof Ratajski, puis il avait survécu à plusieurs matches sous tension. Contre Stephen Bunting, il est revenu de 3-0. Contre Nathan Aspinall, il a sauvé cinq fléchettes de match et sorti un checkout à 160 pour rester en vie.
C'est aussi pour cela que la finale comptait. Anderson arrivait avec l'histoire, le public et l'impression d'une vieille garde encore capable de faire trembler le tableau. Smith a répondu autrement : pas par le bruit, mais par la précision. Après la journée où Anderson avait déjà survécu à Budapest, le dernier acte a montré la limite de cette dynamique. À force de courir après les matches, il a fini par tomber sur plus clinique que lui.
Budapest confirme le poids de l'European Tour
Le MVM Dome a accueilli près de 6 000 spectateurs, un niveau annoncé comme record pour une étape de l'European Tour. Ce détail compte, car ces tournois ne sont plus seulement des week-ends de classement. Ils installent des états de forme, redistribuent les têtes de série et donnent de la matière avant la fin de saison PDC.
Pour Smith, le signal est clair : il a maintenant deux titres européens en 2026 et une finale gagnée contre un Anderson redevenu dangereux. Pour Anderson, le week-end reste positif, même si la dernière image est dure. Pour le circuit, Budapest laisse surtout une certitude : dans le sprint de fin d'été, Smith vient de rappeler qu'il peut encore prendre toute la lumière quand son jeu se met en place.