Résumé :
Luke Littler a profité d’un quick-fire Q&A avec The Athletic, relayé par DartsNews le 24 juin 2026, pour glisser deux idées fortes : Mitchell Lawrie fait partie des jeunes talents qu’il faut surveiller, et la Premier League Darts gagnerait selon lui à passer de 8 à 10 joueurs. Le champion anglais a aussi livré quelques réponses plus personnelles, citant Manchester comme meilleure foule de Premier League, Nathan Aspinall comme compagnon idéal dans un ascenseur, Phil Taylor comme légende qu’il aurait aimé affronter, et Stephen Bunting comme ami le plus proche sur le circuit.
Mitchell Lawrie, le nom choisi par Luke Littler
Quand Luke Littler parle de la nouvelle génération, son avis pèse forcément un peu plus lourd. Le prodige anglais a lui-même bousculé la hiérarchie mondiale en un temps record, au point d’être devenu l’un des visages majeurs du circuit PDC. Interrogé par The Athletic dans un format de questions-réponses rapide, il a été invité à nommer le prochain talent à suivre.
Sa réponse est restée courte, mais elle n’est pas passée inaperçue : « There are honestly so many. I’ll say the Scottish boy, Mitchell Lawrie. » Littler n’a donc pas dressé une longue liste ni cherché à multiplier les noms. Il a simplement mis en avant Mitchell Lawrie, jeune joueur écossais déjà identifié comme l’un des profils intéressants pour les prochaines années.
Lawrie a notamment attiré l’attention en atteignant la finale du WDF World Championship fin 2025. Cette performance a renforcé son statut d’espoir écossais, dans un paysage où le passage vers une exposition plus large dépend souvent autant des résultats que de la capacité à confirmer sous pression. Être cité spontanément par Littler ne garantit évidemment rien, mais cela ajoute une lumière supplémentaire autour de son nom.
Un signal fort pour la jeune génération écossaise
Le darts écossais a déjà connu de très grandes figures au plus haut niveau. Dans ce contexte, l’émergence d’un joueur comme Mitchell Lawrie s’inscrit dans une attente naturelle : voir apparaître de nouveaux profils capables de porter le drapeau écossais dans les grands rendez-vous. Sa finale au WDF World Championship fin 2025 a donné une première réponse sportive, même si le plus difficile reste toujours de transformer une percée en trajectoire durable.
La remarque de Littler est intéressante parce qu’elle vient d’un joueur qui connaît mieux que personne la vitesse à laquelle une carrière peut changer. En quelques saisons, le regard du public, des médias et des organisateurs peut évoluer brutalement autour d’un jeune talent. Lawrie se retrouve donc dans une position exposée, mais aussi stimulante : il est observé non seulement pour ce qu’il a déjà fait, mais pour ce qu’il pourrait devenir.
Littler veut deux joueurs de plus en Premier League
Le même échange a aussi permis à Luke Littler de livrer son avis sur le format de la Premier League Darts. À la question sur le changement qu’il aimerait voir, sa réponse a été directe : « Get another two players in. Make it 10. » Pour lui, le plateau actuel à 8 joueurs pourrait donc être élargi à 10.
L’idée n’est pas anodine. La Premier League reste l’une des vitrines les plus visibles du darts professionnel, avec une exposition hebdomadaire, des salles pleines et une pression particulière. Ajouter deux places ouvrirait potentiellement la porte à davantage de profils : joueurs confirmés laissés de côté, talents émergents, spécialistes en pleine dynamique ou personnalités très suivies par le public.
Le format à 8 joueurs a l’avantage d’être lisible et très sélectif. Mais il crée aussi, chaque année, des débats sur les absents. Dans une période où le niveau global se densifie, Littler semble plaider pour une ouverture mesurée plutôt que pour une révolution complète. Deux joueurs de plus, pas une refonte totale : l’idée reste simple, mais elle toucherait directement à l’équilibre sportif et commercial de la compétition.
Manchester, Aspinall, Taylor et Bunting dans ses réponses
Le quick-fire Q&A ne s’est pas limité aux grands débats de format. Littler a aussi livré plusieurs réponses plus légères, qui dessinent son rapport au circuit. Il a cité Manchester comme meilleure foule de Premier League, un choix qui parle évidemment à un joueur anglais habitué aux ambiances très bruyantes des grandes soirées PDC.
Interrogé sur le joueur avec qui il accepterait d’être coincé dans un ascenseur, Littler a choisi Nathan Aspinall. Le choix colle bien à l’image d’un circuit où la rivalité sportive cohabite souvent avec une vraie camaraderie entre joueurs, surtout dans les compétitions itinérantes comme la Premier League.
À la question de l’ancienne légende qu’il aurait aimé affronter, Littler a cité Phil Taylor. Là encore, la réponse paraît logique : Taylor reste la référence historique absolue pour plusieurs générations de joueurs, et affronter une telle figure représente une sorte de test ultime dans l’imaginaire du darts.
Enfin, Littler a nommé Stephen Bunting comme son ami le plus proche sur le circuit, en mentionnant qu’ils possèdent un cheval ensemble. Une anecdote plus personnelle, qui rappelle que derrière la cadence des tournois et des soirées télévisées, les liens entre joueurs dépassent parfois largement le simple cadre des matchs.
Une prise de parole courte, mais révélatrice
Ces réponses ne constituent pas une annonce officielle, ni une réforme actée de la Premier League. Elles permettent surtout de mieux lire les préférences d’un joueur devenu central dans le darts moderne. Littler regarde vers les jeunes talents, cite Mitchell Lawrie sans détour, et estime que la plus grande scène hebdomadaire du circuit pourrait accueillir deux joueurs supplémentaires.
Cette position résonne d’autant plus que Littler connaît déjà le poids de cette compétition. Sa victoire dans la Premier League Darts 2026, remportée face à Luke Humphries lors d’une finale historique à l’O2, a confirmé son statut au sommet de la discipline. Son avis sur le format n’est donc pas celui d’un simple observateur, mais celui d’un joueur qui a déjà imposé sa marque sur l’épreuve.
Pour Mitchell Lawrie, la citation de Littler représente une marque d’attention flatteuse. Pour la Premier League, l’idée d’un passage à 10 joueurs relance un débat récurrent : comment garder une compétition élitiste tout en reflétant la profondeur croissante du circuit ? Littler, lui, a choisi la réponse la plus directe possible : ajouter deux places et laisser davantage de joueurs entrer dans la lumière.